Déclaration relative à l'opinion consultative de la CIJ
 

La Cour Internationale de Justice (CIJ), sur demande de l’Assemblée Générale des nations-Unies a donné le 9 juillet un avis consultatif sur les conséquences juridiques de l’édification de la barrière de sécurité. Cette démarche est le résultat d’une manœuvre politique que plus de 30 démocraties n’ont pas soutenu. Israël ne peut accepter une telle politisation de la Cour Internationale.

La question présentée devant la CIJ était dans sa formulation même partiale et unilatérale. Comme prévu,  la Cour n’a pas pris en compte toutes les dimensions du problème. Elle s’est focalisée sur le résultat (la Barrière anti-terroriste) et non sur la cause (le terrorisme palestinien). S’il n’y avait pas de terrorisme, il n’y aurait pas de Barrière.

Le terrorisme palestinien a provoqué la mort de presque 1000 israéliens dans plus de 20.000 attaques depuis septembre 2000,  blessant des milliers de personnes, détruisant des familles, laissant des veuves et des orphelins. Aucun autre pays n’agirait différemment  face à une campagne de destruction de ce type.

Depuis l’édification de la Barrière, le nombre des victimes a spectaculairement diminué. La Barrière est réversible alors que les vies arrachées par le Terrorisme ne le sont pas. La Barrière a fait ses preuves. C’est une  mesure provisoire, défensive, non-violente, qui sauve des vies.

Aussi longtemps que la Terreur se poursuivra, Israël n’a pas d’autre choix que de  défendre ses citoyens. C’est une obligation tant légale que morale.

Israël cherche à mettre en œuvre les principes de justice et d’équilibre entre ses problèmes sécuritaires et les besoins humanitaires de la population palestinienne. Israël continuera dans cette voix, en accord avec les décisions de sa Cour suprême qui seule à la capacité de juger tous les aspects de ce problème. Israël, en tant qu'Etat de droit, s'est engagé à agir conformément aux décisions de la Cour Suprême. Chaque individu affecté par la clôture, qu'il soit Palestinien ou Israélien, peut présenter des recours directement à la Cour Suprême israélienne qui garantit la légalité sans aucune nécessité d’une ingérence extérieure.

 La seule façon de résoudre les problèmes entre Israël et les Palestiniens, y compris la contestation à propos de la Barrière se trouve dans la négociation directe comme le stipulent les résolutions du Conseil de sécurité et la Feuille de Route.

 Une condition sine qua non pour la reprise de telles négociations est l’arrêt total du terrorisme palestinien. Les solutions au conflit se trouvent à Ramallah et à Gaza, d’où le terrorisme est dirigé  et non à la Haye ni à Manhattan. 

Israël demande aux Palestiniens de mettre fin à leur campagne de terrorisme et de retrouver le chemin des négociations.

Israël demande à la communauté internationale de pas prêter main forte aux tentatives palestiniennes d’utiliser les forums internationaux à des fins politiques et d’échapper ainsi à leur propre engagement de combattre le Terrorisme.
 

Source: MFA